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Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 09:26

 

Mobilisation des parents à l’appel de la FCPE soutenue par le Directeur, les Enseignants, RESF

Expulser à tout prix, pour atteindre le chiffre des 30 000 expulsions à la fin de l’année, tous les moyens sont bons pour le gouvernement au mépris de la législation européenne et internationale.

La Convention de Genève sur les réfugiés oblige les Etats à donner protection à toutes les personnes contraintes de fuir les persécutions dans leurs  propres pays et veiller à ce qu’elles n’y soient pas refoulées.   

En France comme en Europe, ce devoir de protection fait l’objet d’une interprétation  de plus en plus restrictive .Ainsi en 2009, plus de 81,2% des recours ont été rejetés par la Cour Nationale du Droit d’Asile (CNDA).

C’est le cas de cette famille Sri Lankaise tamoul menacée dans son pays qui a choisi la France pour s’y réfugier. Cette famille composée de 5 personnes est arrivée en janvier 2010 et a déposé une première demande d’asile dès son arrivée. Comme la loi l’ordonne pour les demandeurs d’asile, elle a été prise en charge et hébergée par le Centre d’accueil pour Demandeurs d’asile (CADA) à Châtillon.

Après l’échec de cette première demande, un recours a été formulé  auprès de la Cour Nationale du Droit d’Asile (CNDA) qui vient d’être également rejeté le 3  novembre dernier.

Dès qu’ils l’ont su, les parents de l’école avec son directeur, les enseignants et la FCPE, indignés par cette situation, se sont mobilisés en 24heures pour faire signer une pétition demandant au sous préfet d’Antony la régularisation de la situation administrative de cette famille et la prolongation de leur hébergement au CADA . 1300 signatures ont été reçues en 5 jours ! Sollicitée en appui à cette pétition, la Conseillère Générale Martine Gouriet a pu obtenir un rendez vous à la sous préfecture pour le mercredi 30 novembre. 

Une quarantaine de parents sont venus manifester devant la sous préfecture d’Antony pour soutenir la délégation composée de parents et de représentants de l’école et de RESF. 

Depuis, dès le 2 décembre, cette famille a dû quitter le CADA pour aller vivre dans une petite chambre d'hôtel d'une dizaine de m2 avec impossibilité d'y cuisiner. Toilettes et salle de bain communes sur le palier !

En terme de moyens, la famille Parameswaran ne dispose plus d'aucune aide financière et ses ressources sont très limitées.

Le dimanche 18 décembre, une cinquantaine de parents se sont rassemblés sur le marché de Chatillon pour faire connaître aux Châtillonnais cette situation inacceptable et continuer à faire signer une pétition de soutien à la famille

Pendant les vacances scolaires , une chaine de solidarité s’est crée au niveau des parents de l’école qui se sont relayés pour inviter la famille chez eux , les nourrir et les aider matériellement. 

A ce jour, la préfecture n’a toujours pas donné de réponse malgré plusieurs interventions et relances. Il faut dire que Guéant a donné des consignes strictes aux différents préfets pour atteindre son objectif annuel de 30 000 expulsions !!.

Si elle n’est pas régularisée, cette famille qui ne peut pas rentrer dans son pays n’aura pas d’autre choix que de venir grossir le rang  des travailleurs clandestins, privés de tous droits et exploités bien souvent par des logeurs et des patrons peu scrupuleux.

 

Sur ce sujet, voir l’article du Parisien du 19/12/2011 

Par bureau de CPT
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