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L’hôpital Antoine-Béclère exerce une mission de soins de proximité pour toute la population du territoire de santé des Hauts-de-Seine Sud regroupant plus de
400000 habitants. Il propose une offre de soins de lits aigus de médecine et chirurgie adulte, de pédiatrie, et d’o
bstétrique sur ce territoire.
Ou plutôt il proposait…
En effet, le départ de pans entiers d’activités de pointe vers le centre chirurgical Marie-Lannelongue ou vers l’hôpital du Kremlin-Bicêtre jette un doute légitime sur l’avenir de l’hôpital Antoine Béclère. D’autant plus que des matériels couteux et performants avaient été investis dans ces activités.
C’est maintenant le service d’accueil des urgences de cet hôpital qui est menacé. Serait-il, dans ce cas, toujours possible de parler de proximité?
La préoccupation des habitants du bassin de vie bénéficiaires de ce service public de qualité est grande.
La préoccupation des personnels aussi...Le manque d’information sur ces changements et l’opacité des décisions génèrent un fort sentiment d’incertitude qui s’ajoute à un quotidien déjà compliqué par le manque chronique de soignants et le recours constant à des personnels intérimaires.
La lutte des équipes de soins mobilisées contre le regroupement avec Paul Brousse et Kremlin-Bicêtre et la désillusion qui a suivi ont fini d’épuiser et désabuser les personnels.
Ce qui se passe à Antoine Béclère n’est pas isolé, d’autres établissements publics de santé subissent des déductions d’activités. L’argument des pouvoirs publics de réorganiser l’offre de soins au bénéfice des usagers ne tient pas. Le quotidien des unités de soins le dément, la qualité toujours présente des soins ne dépend que de l’implication des soignants.
Quelle lecture faire de cette situation ? Faut-il parler de manque d’anticipation ou de volonté de « casse » du service public hospitalier ?